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Un peu de lecture

Aujourd'hui vendredi 22 décembre 2006

nous avons souhaité vous faire partager cette petite histoire :

Un jour comme tant d’autres

Aujourd’hui, un jour comme tant d’autres, nous approchons tranquillement de Noël… Le facteur vient de nous apporter deux lettres.
Dans l’une, oh belle surprise, un chèque de 20 Euros d’une certaine Sylvie L … Cela fait comme un petit rayon dans le ciel maussade de décembre.

Dans l’autre, les écrits d’un mutilé de guerre. Nous en recevons parfois jusqu’à trente par jour, des lettres comme celles-ci.

Et si je vous le traduisais ? Vous lirez jusqu’au bout ? Promis ? alors, allons-y

« Respectueusement adressé à MM les membres de l’association TS E

Je suis M Dinh Van T, né en 1952 à Duy Hoà, Ninh Binh ,
Un jour, comme tant d’autres je me suis engagé dans l’armée pour défendre ma Patrie, N° militaire 72/XXX. J’avais 16 ans. Après mes classes je rejoignis le bataillon 3/46 de la 25e division d’infanterie.

Un jour comme tant d’autres, le 31 décembre 1969, alors que la plupart des familles attendaient le réveillon, je perdis mes jambes… Triste jour que celui-là…

Puis vint Mai 1975. Malgré mon corps disloqué, j’ai dû me présenter aux ‘‘camarades vainqueurs’’ qui m’ont fait l’aumône de quelques années de camp de concentration… Le Ciel n’a pas voulu de moi, et j’y ai survécu, malgré de terribles maladies comme la fièvre des marais, la dysenterie, le tétanos etc…

Après que les ‘‘camarades vainqueurs’’ m’eurent relâché, je me construisis une cabane près de la plage de Long-Hai où les touristes donnaient parfois les restes de leurs repas aux mutilés de tout genre (les jours où la police ne nous chassaient pas de cette belle plage). Grâce aux associations humanitaires de l’Etranger, j’ai réussi à fonder une petite famille…

Un jour comme tant d’autres, à l’aube du 5 décembre 2006 (encore un mois de décembre !!!) le typhon qui ravageait l’ASIE du SE s’abattit sur notre misérable hameau. N’ayant aucun moyen de nous enfuir, ma famille et moi nous réfugions sous la table qui servait à honorer nos ancêtres. Ce fut le seul meuble qui resta après le passage du typhon. Notre cabane s’est envolée avec tous les autres objets de la famille.

Cela nous rappela le jour où les ‘‘camarades vainqueurs’’ vinrent nous ‘‘emprunter’’ tous nos maigres biens, un certain jour de mai 1975…

Devenu âgé et souvent malade, je ne sais plus quoi faire… à part me tourner vers vous, les ‘‘chanceux’’ de l’Etranger, en espérant qu’en cette période de Noël, vous auriez une pensée charitable pour la moitié d’homme que je suis…

(Salutations d’usage entachées par des gouttes salées…)

Un jour comme tant d’autres, je jette cette dernière lettre sur le tas qui trône sur notre bureau depuis quelque temps… Combien de lettres de ce genre vais-je encore recevoir ? Que puis-je faire ? Aujourd’hui, un jour comme tant d’autres, je me sens terriblement impuissant…

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Lettre d'une jeune Saïgonnaise

Je vous écris, non pas comme une Vietnamienne de l’Etranger qui a le privilège de vivre une vie sécurisante et libre, aux points de vue matérielle et mentale, et qui se pencherait sur le sort de ses semblables miséreux. Non, je vous écris au nom d’une jeune fille qui a grandi en sécurité dans sa ville natale de Saigon, sous les lueurs rassurantes des fusées éclairantes, et bercée par les bruits des canons. A cette époque, toute une génération a été sacrifiée … pour permettre à de jeunes filles comme moi de continuer à aller à l’école.

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Nous vous offrons un conte tiré du livre "Contes et Légendes des Arts Martiaux Vietnamiens - tome 2", si ce conte vous plait, vous pouvez vous procurer le livre à la librairie You-Feng à Paris ou nous contacter

La jument ailée

Vous connaissez peut-être Pégase, le cheval volant ?

Mais connaissez-vous l’authentique histoire de la jument ailée vietnamienne ? Non ?

Ecoutez… Mais chut ! Il ne faut pas la raconter à tout le monde !

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